La maison médicale
- Rédaction La Voix de Durtal
- il y a 5 jours
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Dernière mise à jour : il y a 17 heures
LE CONTEXTE :
La maison médicale, devenue maison de santé pluridisciplinaire, était une priorité du mandat de Pascal Farion.
Lors du conseil municipal du 15 décembre 2020, une commission ad-hoc de 12 personnes fut créée, composée de :
6 élus : Mesdames Eliane Bignon, Corinne Bobet, Isabelle Gouté, Laurence Loret et de messieurs Gérard Chouette et Samuel Ouvrard.
6 personnes extérieures : Mesdames Isabelle Aubert, Gaelle Château, Lise Ruffin et messieurs Jean-Sébastien Bouron, Cyril Chatelier et Marc Ghali.
Jusqu'en mai 2023, cette commission fut présidée par Pascal Farion. Depuis, c’est Isabelle Gouté, pharmacienne de formation et promue conseillère déléguée, qui en assume la présidence.
Initialement prévue en juin 2026, l'ouverture de cette maison de santé est dorénavant espérée pour fin 2027.
Après de très longs mois de concertation, les professionnels de santé concernés ont choisi d'être des locataires du bâtiment qui appartiendra à la commune.
LE COUT ESTIMÉ de la construction : 4 millions € dont 2.3 millions € à la charge des seuls Durtalois ;
Dans son rapport, KPMG a évalué les coûts annuels de fonctionnement et d’entretien à 150 000 € et quant aux éventuelles recettes, elles ne sont, à ce jour, que purement hypothétiques.
En juin 2024, le conseil municipal vota, déjà, les loyers qui seront appliqués.
Un terrain, proche du tiers-lieu a été récemment acquis pour cette opération…
Pour le choix du projet architectural, un jury a été composé en excluant tout membre de la minorité.
Le business modèle du tiers-lieu n’a jamais été présenté ni débattu en conseil municipal public mais seulement lors d’une réunion privée fin 2025, sans la présence du public, de la presse et, surtout, sans compte-rendu écrit. Quant aux documents financiers présentés lors de cette réunion privée, ils restent précieusement secrets . . .
Le contexte étant posé, venons-en, ENFIN, à
NOTRE ACTION :
Le tiers-lieu existe et même si nous y avons toujours été opposés, nous n'allons pas le déconstruire. Pour l'instant, seule une petite moitié des 800 m2 serait utilisée de façon non permanente.
A l’issue de notre élection, nous demanderons une étude pour connaître la faisabilité technique d'installer une partie de la maison de santé, par exemple les médecins généralistes, dans la moitié inoccupée.
Parallèlement nous suivrons attentivement l'utilisation concrète de l'autre moitié du bâtiment (occupée par le tiers lieu) et si nous constatons que tout ou partie est inutilisée ou largement sous-utilisée, nous pourrions envisager d'y étendre la maison de santé.
Pour autant, il sera toujours nécessaire de construire un bâtiment supplémentaire pour l'accueil des 21 professionnels, actuellement présents à Durtal ou à venir. En effet, le projet prévoit un besoin de 1 157 m2 utiles. Les disciplines comprennent médecins et activités paramédicales.
Nous mettrons en place une politique très dynamique a la recherche et à l’aide à l’installation de praticiens.
Dans le plan actuel de financement, aucune subvention de notre intercommunalité (CCALS) n'est prévue. Or, en mai dernier, la CCALS a signé son premier Contrat Local de Santé en citant Durtal en exemple. Il n'est donc pas totalement utopique d'espérer un cofinancement de la CCALS d'autant plus que les professionnels de santé installés à Durtal soignent et soigneront les habitants de Durtal mais aussi ceux des communes environnantes.
La finalité étant que la facture des Durtalois diminue.
Elle diminuera d'autant plus si nous pouvons récupérer tout ou partie du tiers-lieu et que la CCALS cofinance cette maison de santé pluridisciplinaire tant attendue par les professionnels de santé mais aussi par les Durtalois.
La lenteur passée, due aux inévitables contraintes administratives mais peut-être aussi à une certaine méconnaissance des rouages administratifs, nous a déjà privés de la venue de plusieurs spécialistes, qui, devant les délais ont choisi de s’implanter ailleurs.
Autre interrogation majeure : un tiers-lieu ne peut fonctionner sans l’engagement récurrent de plusieurs dizaines de bénévoles. Quand on connaît la crise actuelle en matière d’engagement bénévole . . .
( un projet commercial venait s'implanter dans l'actuelle partie inoccupée du tiers-lieu, le loyer ne devra pas léser le contribuable. Tout compris, acquisition + frais d'acquisition + rénovation + aménagement de la première moitié des 800 m2 du tiers-lieu a déjà coûté + 2.2 millions € HT d'argent public.)
Le loyer devra donc être adapté sur ces bases pour ne pas léser le contribuable ni créer une éventuelle distorsion de concurrence. Rappelons que la finalité d’un tiers-lieu n’est pas de construire des locaux commerciaux.
Pour accélérer ce dossier, nous nommerons un adjoint qui, sous le regard attentif du maire, s'occupera de ce dossier qui sera NOTRE PRIORITÉ du mandat. Nous serons également très volontaristes pour la recherche de nouveaux spécialistes, permanents ou vacataires, afin d’étoffer l’offre médicale à Durtal.

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